Sélectionner une page

Pour une bonne histoire, prenez un personnage charismatique, comme Elizabeth Holmes, qui a fondé l’entreprise Theranos en 2003, qui promettait des analyses sanguines, sans perfusion, avec seulement quelques goutte de sang, qui pouvait diagnostiquer jusqu’à plusieurs dizaines de maladies.

Un scénario digne d’un film hollywoodien …

Rien à voir avec le détective Sherlock Holmes, ou le méchant de la série Marvel, l’histoire de Theranos, fondée par Elizabeth Holmes (alors agée de 19 ans !) est bien réelle. Tout commence en 2003, alors que l’américaine termine major de promotion pour sa première année à l’Université de Stanford, elle dépose un brevet pour une machine pouvant réaliser plus de 1000 analyses avec une seul goutte de sang : Theranos était né.

L’entreprise fait alors sensation au sein de la Silicon Valley. Elizabeth Holmes est reconnue comme étant une prodige, notamment par l’actuel président des Etats-Unis d’Amérique Joe Biden. Tout allait pour le mieux : l’entreprise lève rapidement 700 millions de dollars en,fonds d’investissement pour accélerer la recherche de cette machine prévue pour être rapide et peu coûteuse. En 2015, l’entreprise est valorisée à plus de 9 milliards de dollars.

Mais c’est durant cette même année 2015 que le Wall Street Journal va investiguer sur cette poule aux oeufs d’or qu’est Theranos. Et les révélations – nombreuses, venant d’anciens employés, de scientifiques sceptiques de la technologie, et d’experts indépendants – sont dévastatrices : l’entreprise a exagéré les résultats de sa technologie novatrice, et sous-traiterait même les analyses à d’autres laboratoires. Elizabeth Holmes falsifiait alors les documents pour faire croire à une analyse rapide.

… qui devrait sortir sur les écrans bientôt

À partir de ces révélations, la plupart des institutions médiacles et entreprises pharmaceutiques rompent les relations avec Theranos. En parallèle, plusieurs experts et médias ont indiqués des doutes sur le sérieux de l’entreprise, puisque celel-ci était basée sur du vent.

Après plusieurs rebondissements médiatiques, Elizabeth Holmes dissout Theranos en septembre 2018, s’obligeant à licencier 340 employés. Et la désormais ex-PDG est poursuivie en justice pour fraude, et risque une amende de 3 millions de dollars et 20 ans de prison.

Mais cette affaire a permis la sortie d’un livre retraçant toutes les étapes jusqu’à ce procès – “Bad Blood”, de John Carreyrou, sorti en 2018 – est devenu un best-seller. À tel point qu’un film devrait sortir en 2022, avec Jenifer Lawrence dans le rôle d’Elizabeth Holmes.

 

Partager :